Archives du : 23 février 2010

300 jours, 300 nuits

300 jours, 10 mois très bientôt, et je me surprends de plus en plus à dire « quand Nathan était bébé »…

Nathan est toujours en mouvement. Il se met assis tout seul mais dans le même temps ce qui l’intéresse le plus depuis une dizaine de jours est de se mettre debout. Chaque jour il franchit une nouvelle étape, d’abord se mettre debout, puis se déplacer en se tenant à la table basse ou à son parc, puis maintenant s’asseoir quand il commence à fatiguer. Il est toujours très fier de ses nouveaux exploits et nous offre alors un grand sourire denté.

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L’autonomie grandissante de Nathan est allée de pair avec une petite crise d’autorité parentale. Aidés par pas moins de 3 professionnels – pédiatre, ostéopathe et haptothérapeute – nous avons réussi à redonner un cadre sécurisant à Nathan pour qu’il passe de douces nuits. Nathan, probablement un peu angoissé par cette nouvelle étape de son développement, synonyme de chutes et de nouveaux interdits, se réveillait la nuit pour tester ce qu’il pouvait obtenir de ses parents désemparés par cette évolution précipitée. Nous savons maintenant que Nathan sait hurler très fort debout accroché aux barreaux de son lit quand il n’est pas content, et qu’il sait aussi jouer la carte du tendre : un soir où j’hésitais à le laisser à ses pleurs, je m’étais assise près de son lit, il s’est hissé vers moi et après un immense sourire, a posé sa tête sur mon épaule pour faire un gros câlin (et là oui j’avoue j’ai craqué)…

La pédiatre a fait un long sermon à Nathan, lui expliquant – pourquoi diable n’y avions nous pas pensé ? – que la nuit est faite pour dormir, en le regardant droit dans les yeux d’un air pas commode. J’aurais aimé être là pour voir le regard médusé du petit bonhomme. Elle a ensuite déclaré que Nathan avait bien écouté et qu’il avait donc compris. Et alors que je dormais à des milliers de kilomètres dans un magnifique Palais, Nathan ne s’est réveillé qu’une fois dans la nuit (contre une dizaine de fois les nuits précédentes). Le surlendemain, la psychologue nous a confirmé que Nathan était véritablement un petit coquin, qu’il avait l’air effectivement en pleine forme et n’aimait pas être contraint. Par exemple, depuis qu’il se met debout tout seul, Nathan ne supporte plus quand on essaie de le mettre debout pour faire quelques pas : c’est lui tout seul ou rien. Elle nous a donc encouragé à lui fixer des limites, tout en douceur (j’ai été impressionné par sa capacité à poser des interdits à Nathan sans élever la voix), pour ne pas aboutir à une période d’opposition catastrophique dans quelques mois.

Sur les conseils de la pédiatre, Nathan se couche encore plus tôt, à 19h45 (au lieu de 20h15) et effectivement il s’endort immédiatement après son biberon de 19h30 pour se réveiller un peu après 7h, (ce qui n’est pas encore gagné tous les matins…). Nous essayons aussi de lui imposer une plus grande sieste de début d’après-midi, période de repos à laquelle nous n’avions peut-être pas assez attaché d’importance jusqu’à maintenant.

Depuis quelques jours Nathan semble affamé par les exercices physiques auxquels il s’adonne et mange à nouveau comme un goinfre (250 g de purée à midi soit près du double de ce qu’il mangeait jusqu’à présent, et bien sûr son petit suisse et son petit rab de compote).

nu à 4 pattes

Côté jeux, Nathan aime beaucoup tout ce qui s’emboîte, s’empile et donc se détruit, se jette ou se vide, de préférence hors du bain. Il aime aussi de plus en plus jouer avec nous. On a vraiment le sentiment que c’est une nouvelle période qui commence.

Nathan use à tort et à raison du signe bonjour – au revoir. Il emploie toujours le fameux « goyé », quoique moins souvent depuis qu’il pointe du doigt. Pour l’instant, le seul mot que je crois reconnaître dans son gloubi-boulga de paroles est « dodo », mais je doute qu’il l’utilise à bon escient…