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Au premier matin d’une douce nuit

Cleo a enfin fait quelques nuits de 8 heures (22h-6h) mais malheureusement ça n’a duré que 5 jours… Elle a fait sa première petite nuit le 1er juin après notre deuxième séance d’haptonomie (sans Nathan cette fois-ci) où la psychologue nous a conseillé de rassurer Cleo et de lui expliquer que désormais guérie de son rhume, elle n’avait plus besoin de se réveiller la nuit…

Cleo a toujours énormément besoin de téter (jusqu’ici le petit doigt de ses parents faute de mieux), en particulier parce que ça soulage toute sa petite mécanique intestinale qui n’est pas encore bien rodée.

Nous avons décidé dans un premier temps de mieux « régler » les tétées de jour de Cleo pour l’aider à trouver son rythme. Et puis nous avons surmonté notre fatigue pour prendre le temps de la rendormir la nuit lorsqu’elle se réveillait sans avoir recours systématiquement à l’arme fatale qui la faisait immédiatement replonger dans le sommeil : le sein !

Et surtout, surtout, nous avions raison de fonder de grands espoirs en son pouce qu’elle commence enfin à trouver seule quand elle est allongée sur le côté. Depuis, nous avons retrouvé nos soirées (Cleo s’endort tranquillement en suçant son pouce dans son berceau après la tétée du soir vers 20h), nos douces nuits et des matins où le bonheur se lit sur son visage…

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La vidéo a été prise le 1er juin.

Sur le fil

Avec la naissance de Cleo, Nathan a « profité » de notre culpabilité palpable pour nous sur-solliciter. La 1ère séance d’ haptonomie en famille s’est en fait avérée être une discussion sur notre difficulté à trouver un équilibre à quatre, Bruno ayant du mal à voir son fils « régresser » et moi n’acceptant pas ses soudains accès de violence envers moi, sa sœur ou les autres enfants à la crèche.

En étant plus sûrs de nous, de la nécessité de fixer un cadre clair pour rassurer Nathan sans chercher à toujours lui faire plaisir pour l’aider à passer cette étape et à devenir un grand frère, et du si grand besoin de Cleo d’être en lien avec des parents ne se limitant pas dans l’amour qu’ils éprouvent pour elle, nous avons enfin réussi à trouver un équilibre à quatre.

Notre séjour à l’hôpital n’était peut-être pas un hasard, une façon un peu extrême pour Cleo de se faire sa place et pour Nathan de réaliser que la présence de sa petite sœur est finalement une chance.

Petit à petit nous retrouvons notre petit garçon qui nous émerveille et nous émeut chaque jour. Nathan a retrouvé ses moments pour lui, il lit beaucoup dans sa chambre et « récite » certains passages de ses livres qu’il connaît par cœur.

Pour ce qui est de se concentrer sur des activités de vie pratique, il faut trouver des astuces : ce qui permet d’assouvir sa gourmandise retient bien son attention, comme préparer ses glaces à l’eau dans des pots de petit suisse en versant lui-même le sirop et l’eau, ou apprendre à ouvrir et fermer des boîtes pour y trouver une surprise en chocolat…

Et nous acceptons aussi que Nathan ait besoin de redevenir quelquefois tout petit pour mieux grandir, demande « maman faire manger moi » ou ait besoin de la boite à musique de tonton Zaza d’Australie pour s’endormir…

Cleo, elle, me semble grandir de façon fulgurante. Chaque jour c’est une nouvelle petite fille, de plus en plus consciente du monde qui l’entoure. Elle observe avec attention ses mobiles, les hochets qu’on lui tend, adore qu’on lui raconte la vie autour d’elle et offre mille sourires. Elle donne l’impression d’avoir déjà une confiance en elle incroyable.

Nous réalisons qu’il nous faudra sans cesse nous adapter à l’évolution de nos deux petits remuants pour préserver l’équilibre de notre famille. En attendant, observer ce lien qui les unit déjà relève du merveilleux.

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La baigneuse

Depuis qu’elle est née, Cleo est très à l’aise dans le bain. Elle peut y rester un très long moment : elle est donc prête pour la piscine de Bonpa…la mer évidemment ! 🙂

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Cleo prend son bain juste après Nathan. Bain suivi d’un petit massage à l’huile de sésame. C’est son moment privilégié avec son papa. Pendant ce temps, je fais manger Nathan, puis je le couche, juste avant de faire téter Cleo que le bain affame, tant elle gigote. Voilà le programme de nos soirées Marathon !

Little Miss Sunshine

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Lait de croissance

A 1 mois, Cleo mesure 54 cm, pèse 3 kg 850 (elle n’a pas pris de poids pendant les jours passés à l’hôpital) et affiche un périmètre crânien de 37,5 cm. Plus petite à la naissance, elle a bien rattrapé son frère au même âge, à l’exception du poids avec une différence notable de 500 grammes…

Cleo prend 7 tétées par jour, dont une de nuit. Les tétées sont relativement longues et peuvent durer jusqu’à une demi-heure, mademoiselle aime prendre son temps, faire une longue pause, somnoler un peu pour mieux digérer et apprécier son dessert…La tétée de nuit (vers 3h du matin) semble plus tenir lieu du câlin qui rassure que de la faim insatiable et nous espérons que Cleo arrivera bientôt à s’en passer. Depuis notre retour à la maison, nous avons réintégré notre chambre et Cleo dort désormais dans son berceau suspendu.

Le nez de Cleo

Mercredi 11 mai : Cleo dort beaucoup et mange peu. Durant la nuit nous sentons que son nez est encombré et commençons les lavages au sérum physiologique.

Jeudi 12 mai : Cleo s’endort pour 3 heures après chaque tétée réduite au strict minimum, 2 minutes à peine. Nous décidons de consulter un pédiatre (la notre est absente) et obtenons un rendez-vous pour la fin de l’après-midi. A 14 heures Cleo est happée de son sommeil par une quinte de toux qui l’étouffe. Un nettoyage et une aspiration du nez permettent de dégager ses voies respiratoires. Entre les épisodes de toux très impressionnants, elle se rendort et ne réagit pas. Inquiets, nous appelons le SAMU qui nous conseille de nous rendre aux urgences pédiatriques de l’hôpital Trousseau très proche de chez nous.

Dans la voiture, Cleo dort dans mes bras et Bruno perd son calme alors que nous sommes bloqués à l’entrée du parking de l’hôpital. Aux urgences, les bébés de moins de 3 mois sont prioritaires et isolés pour ne pas risquer d’attraper les microbes des plus grands. Nous attendons moins de 10 minutes avant que Cleo ne soit auscultée. Entre chaque manipulation par un médecin elle se rendort.

Compte tenu du très jeune âge de Cleo, l’interne décide de nous garder pour la nuit en observation au service des lits-portes, notamment pour voir comment Cleo s’alimente. Pour la première fois depuis sa naissance Cleo dort loin de moi dans ce lit qui ressemble à une prison. Nous nous relayons avec Bruno pour qu’un de nous soit toujours éveillé. Le monitoring sonne constamment. Toutes les 3 heures, avant chaque tétée, l’infirmier de nuit vient « aspirer » Cleo qui est très encombrée.

Vendredi 13 mai : la pédiatre des urgences décide de nous transférer dans le service de pédiatrie générale pour une nuit supplémentaire. Les 48 heures qui suivent un épisode de malaise sont les plus à risque de récidive et il faut attendre les résultats des prélèvements pour savoir si il ne s’agit pas de la coqueluche ou d’une bronchiolite.

Nous avons la chance d’être dans une chambre individuelle avec douche privative. En face, les mamans de deux bébés doivent se partager un seul lit de camp…L’hôpital est vieux, la chambre glauque, le personnel pas toujours motivé mais pour l’instant je suis rassurée d’être là, et Cleo plus en sécurité qu’à la maison. Bruno n’est pas autorisé à passer la nuit avec nous et ne réussira pas à obtenir de l’infirmière les raisons qui justifient cette règle de l’hôpital. Les jours suivants, il multipliera les allers-retours entre notre appartement et l’hôpital, en particulier pour me ravitailler, les parents accompagnant les bébés hospitalisés ne bénéficiant pas de repas, même quand il s’agit de mamans qui allaitent…

Samedi 14 mai : La pédiatre décide de nous garder encore 24h. Pourtant les journées se passent bien. Cleo récupère, elle tête bien, est très éveillée, calme et souriante. Mais les nuits sont toujours un peu agitées au réveil de 6 heures de sommeil en continu. Elle tousse beaucoup, vomit et il faut encore l’aspirer. Cette nuit là je craque un peu parce que je me doute que notre sortie va encore être décalée. J’ai envie d’être chez moi, ne plus entendre ces machines qui sonnent, ces bébés qui hurlent, ces infirmières qui ne semblent pas se soucier de mon état de fatigue et me réveillent au moment de leur ronde…et pouvoir serrer Cleo contre moi sans ces fils qui l’entravent. Et Nathan me manque terriblement.

Dimanche 15 mai : Comme je m’y attendais nous restons 24 heures de plus. Cleo n’a pas la coqueluche, ni la bronchiolite. C’est une simple rhinite obstructive qui nous retient ici. Un simple rhume…mais c’est encore un tout petit bébé. Les médecins semblent vouloir s’assurer que nous serons en mesure de bien prendre soin d’elle.Dans l’après-midi je passe une heure avec Nathan hors du bâtiment dont l’accès est interdit aux frères et sœurs des petits malades. Un concentré d’énergie qui me fait l’effet d’une grande bouffée d’air.

Lundi 16 mai : Nous rentrons enfin chez nous. Cleo n’est pas encore guérie. Nous ne dormirons pas sur nos deux oreilles pendant quelques nuits. Il faudra la protéger le temps qu’elle grandisse encore un peu. Mais nous sommes enfin à nouveau tous les quatre. Et peut-être pour la première fois si bien tous les quatre.

P.S. : un énorme merci à nos frères, beaux-frères, sœur et belles-sœurs qui ont pris soin de Nathan en notre absence et ont permis à Bruno d’être à mes côtés pour me permettre de tenir le coup !

Le marchand de sable et la ponctualité

Avec le traitement de Nathan, impossible de ne pas avoir une horloge en tête : azantac 30 mn avant la tétée du matin et celle du soir, phosphalugel en milieu de tétée (soit après 10 mn) et gaviscon 30 mn après la tétée…L’équation se complique quand le marchand de sable, totalement overbooké, en oublie son emploi du temps !

Bref, c’était l’heure du médicament du soir et Nathan était passé un peu trop tôt des bras de son papa à ceux de Morphée. Il fallait donc le réveiller pour lui donner son médicament (avant le bain et le massage pour respecter les 30 mn d’attente), ce que nous avons essayé de faire, certes de façon un peu potache…

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Haut comme 3 pommes

Toujours en confiance dans la paume de son papa, Nathan, petit funambule, se tient de plus en plus longtemps bien droit pour observer son environnement la tête haute.

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Ah si j’étais un ogre…

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La rage de vivre

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