Voilà déjà 15 jours que les vacances sont finies. Le jour de notre retour à Paris, Nathan a été fou de joie de retrouver son petit chez lui, le grand hall de l’immeuble, l’ascenseur et le long couloir qui mène à l’appartement. A peine entré, il a effectué une rapide reconnaissance de l’appartement, essayant ses chaises, se jetant sur son lit et vidant allégrement les placards et tiroirs de sa chambre dans une grande effusion de joie : « A peine introduit dans ce milieu à son échelle, l’enfant s’en rendit maître. »
Dès le lendemain, Nathan a repris la crèche (5 demi-journées par semaine)…sans joie. Il a pleuré plus d’une heure le 1er jour, les puéricultrices hésitant à appeler son papa à la rescousse, tellement elles ne reconnaissaient pas le petit bonhomme. Nathan a montré des signes d’agoraphobie pendant quelques jours, effrayé par les square bondés et ne recherchant plus du tout le contact avec les autres enfants. Il aura fallu plus de 10 jours pour que Nathan ne vive plus l’arrivée à la crèche comme une séparation insupportable. Il a ensuite continué pendant quelques jours à montrer des signes d’appréhension, s’agrippant à nos jambes et à ses deux doudous (mirliton et kiki), qui prennent désormais très au sérieux leur rôle d’objet transitionnel alors qu’ils restaient jusque là sagement au fond du sac de crèche de Nathan, simplement prêts à bondir en cas de coup dur. Tout est désormais revenu à la normale et c’est à peine si Nathan calcule ses parents quand ils viennent le chercher à la fin de la demi-journée…
Ayant passé toutes ses vacances dans un lit bébé, Nathan avait repris l’habitude que ses parents viennent le chercher au réveil et il a eu bien du mal à s’en défaire. Aussitôt le 1er câlin fait et après avoir passé en revue tous les doudous, il réclamait dans les 5 minutes l’autre parent resté au lit, lui apportait un doudou et lui faisait un gros câlin. Au bout de 15 jours, ayant repris ses marques, il déboule désormais en trombe dans le salon et essaie de grimper dans notre lit en disant dodo dodo et en s’allongeant contre nous. Plus de grasse matinée mais des réveils très très doux…


