« Grandir, c’est la grande aventure des tout-petits et de leurs parents : c’est découvrir que chacun à sa place ; c’est prendre toute sa place mais rien que sa place« . Catherine Dolto – haptopsychothérapeute
Nathan, après des mois à s’être parlé dans sa tête, est bel et bien entré dans la parole. Il y a un mois son premier « non » a jailli et nous avons été plutôt surpris, comme si on s’attendait à ce que ça n’arrive jamais…
Il est donc entré dans une période où il a besoin de s’opposer et de dire non pour se construire. La plupart du temps c’est un non de principe qui évolue vers le oui lorsque l’on parvient à amorcer l’activité proposée. Nathan fait sa petite révolution en découvrant ce premier pouvoir. Nous sommes en train de nous adapter à cette nouvelle phase de transition, en essayant de garder à l’esprit le fait qu’il dit non pour grandir – et pas contre nous – et qu’il « faut savoir très très bien dire non pour dire des vrais oui« .
Nathan est aussi en train de se « déplier » et il nous faut l’aider à apprendre à respecter l’autre pour partager l’espace ensemble. Accepter qu’aimer son enfant c’est aussi beaucoup dire non et que son chagrin ne peut pas changer les règles de la vie. Nathan peut être sujet à de grandes colères de frustration quand il n’obtient pas ce qu’il veut, par exemple un épisode supplémentaire de Bouba.
Alors que nous avions tendance à réagir selon le stéréotype du « papa qui lève la voix » et de la « maman qui console », nous avons finalement réalisé (grâce à Catherine Dolto) que cela ne faisait que donner de l’ampleur à son moment de frustration. Si une colère se produit accompagnée de pleurs assourdissants, nous quittons tous les deux la pièce où Nathan se trouve pour qu’il apprenne à prendre le temps nécessaire pour se calmer, en comprenant que son malheur n’est pas un vrai grand malheur, et en l’invitant à venir nous retrouver quand sa colère se sera éteinte. Jusqu’à présent cette méthode fonctionne assez bien et Nathan vient nous rejoindre dans notre chambre au bout de quelques minutes en réclamant des câlins qui se transforment rapidement en partie de chahut. Mais il est encore souvent bien difficile pour nous de faire la différence entre la protestation et le désespoir de notre petit garçon…
Nathan grandit mais il reste aussi un tout-petit. Son doudou Kiki prend de plus en plus d’importance.
Il l’emporte avec lui lorsqu’il se lève le matin pour nous rejoindre dans notre lit, souhaite quelquefois l’emmener en ballade avec nous, lui donne à manger et à boire et adore se frotter le bout du nez avec la queue de son petit singe. Il aime aussi particulièrement son ourson Bouba qui dort avec lui et a remplacé dans son cœur Mirliton le mouton.
Et comme Nathan grandit, nous avons troqué matelas au sol et gigoteuse contre un vrai lit de « grand » – dans lequel il adore grimper – et une couette. Nathan a d’abord testé la couette pendant 2 semaines au moment de la sieste et a assisté patiemment à la fabrication du lit par son papa. Il était très content qu’il soit enfin fini et a aidé son papa à le pousser dans le couloir jusqu’à sa chambre.
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