A 19 mois, Nathan affiche désormais 10 dents au compteur de sa dentition lactéale. Selon le schéma ci-dessous Nathan est un bébé « conformiste » qui sera finalement presque dans les temps si les deux prochaines molaires sortent d’ici 1 mois. La percée des deux premières molaires du haut s’est accompagnée d’un épisode maladif de 4 jours également lié aux 1er virus de l’hiver (fièvre, forte toux, gros rhume, relative perte d’appétit, bref état fébrile). Il semble que jusqu’au bout Nathan devra supporter une poussée dentaire plutôt lente et désagréable. Il en reste encore 10…
Nathan en a profité pour approfondir le champ lexical de la maladie (la semaine précédente « la boîte à bobos » de Catherine Dolto était venue enrichir sa petite bibliothèque). Il dit désormais « malade » (d’un ton interrogatif) en prenant la boîte de doliprane quand il espère faire oublier à ses parents la dose prescrite, « le nê » dès qu’il voit le sérum physiologique (qu’il administre avec beaucoup de sérieux à ses figurines dans le bain) et « goutte » qu’il voudrait mettre à longueur de journée (pas de confusion avec « gou-tê » qu’il réclame aussi un certain nombre de fois par jour). Le mot mouchoir n’a pas retenu son intérêt, c’est toujours un crime de lèse-majesté d’essayer de moucher son petit nez…
Durant cette période de cocooning forcé, Nathan s’est également initié aux grands classiques de Disney, (Le livre de la jungle, Belle et le clochard, Rox et Rouky) qu’il regarde en deux parties. Solution ô combien pratique pour maintenir au calme un bébé fiévreux – qui a toujours beaucoup de difficultés à dormir la journée quand il est malade – et pour pouvoir profiter de longues séances de câlins. Ça ne l’a pas empêché de réclamer « Bouba » à grands coups de larmes perlantes sur ses joues échauffées quand il était au plus bas. Ce Bouba a décidément des vertus thérapeutiques quasi magiques…




